Les troupes françaises, fortes d'environ 10 000 hommes, tentent de barrer la route Ă l'armĂ©e du roi dâAngleterre Henri V, forte d'environ 8 000 hommes et qui tente de regagner Calais, devenue anglaise depuis aoĂ»t 1347.
DĂ©barquĂ©e le 13 aoĂ»t au lieu-dit « Chef-de-Caux », prĂšs de la ville d'Harfleur, l'armĂ©e anglaise parvient au bout d'un mois et demi de siĂšge (18 aoĂ»t â 22 septembre 1415) Ă prendre cette derniĂšre, s'assurant ainsi d'une tĂȘte de pont en Normandie. Jugeant la saison trop avancĂ©e, Henri V se refuse Ă marcher sur Paris, et comme son aĂŻeul Ădouard III en 1346, il se dirige avec son armĂ©e vers le Nord de la France en vue de rembarquer vers l'Angleterre. L'ost du roi de France, Charles VI (absent car atteint d'une maladie mentale), parvient Ă rattraper les Anglais le 24 octobre. La bataille qui s'ensuit se solde par une dĂ©faite importante pour le camp français : la cavalerie lourde, rendue moins efficace par un terrain boueux et les retranchements anglais, est transpercĂ©e par les archers anglais et gallois, Ă©quipĂ©s de grands arcs ( long bow ) Ă trĂšs longue portĂ©e.
Cette bataille, oĂč la chevalerie française est mise en dĂ©route par des soldats anglais infĂ©rieurs en nombre, est souvent considĂ©rĂ©e comme la fin de l'Ăšre de la chevalerie et le dĂ©but de la suprĂ©matie des armes Ă distance sur la mĂȘlĂ©e, qui se renforcera avec l'invention des armes Ă feu. Elle est, en rĂ©action, une cause majeure de l'Ă©popĂ©e de Jeanne d'Arc, puis de l'investissement dans l'artillerie qui deviendra une spĂ©cialitĂ© française.